"Ich und mein Haus..." - No. 2

"Ich und mein Haus..." - No. 2

Gaby Arpagaus (französisch) - in loser Folge erzählen Fahnenträger, was das Jahresthema 2017 für sie bedeutet.
Gaby Arpagaus, Fahnenträgerin Presinge GE
07 / 02 / 17

Je me suis approprié ce verset depuis le lointain 1971 en le manuscrivant sur la première page de ma bible, tellement cela parlait fortement à mon coeur. Baptisée en novembre 1970, je n'avais qu'un désir : connaître davantage Jésus et le servir. Je me mariais au printemps suivant mais mon mari n'était pas encore prêt à souscrire à cet engagement. L'appel à la conversions que nous avions entendu ensemble, lors d'une soirée d'évangélisation, m'avait interpellée mais pas lui. Je me lançait donc seule à la découverte de la Bible et mettais en pratique au fur et à mesure : commandements, conseils, exhortations, avertissements. Cela impliquait souvent que je règle des situations inconfortables ayant marqué mon passé. Cela faisait partie du processus de sanctification. Je me trouvais aux pieds de la croix, très loin encore des pieds-mêmes de Jésus alors que Lui, dans Son grand Amour m'avait déjà acceptée telle que j'étais.

Etudes bibliques, réunions de prière, d'évangélisation, séminaires faisaient partie de ma nourriture au quotidien. Mon mari me laissait totalement libre d'y participer. Je me considérais une grande privilégiée car mes nombreuses amies chrétiennes, à part le culte dominical, n'avaient pas le droit de fréquenter les réunions proposées par l'église en soirée. Le Seigneur m'a très rapidement libérée de tout esprit de crainte et de « qu'en dira-t-on ». Aussi, je partageais au quotidien l'évangile autour de moi ; dans la nature, dans les différentes Associations auxquelles j'appartenais ( sportives, régionales, culturelles, humanitaires), dans la rue, à la caisse du supermarché, dans une salle d'attente, tout était sujet de reconnaissance à l'adresse du Dieu créateur de l'homme et de l'univers.

Petits enfants petits soucis,grands enfants grands soucis... Ils ont été de taille et sur une longue durée. Seule ma foi en Dieu, en Ses promesses que je prenais pour moi, m'ont permis de rester debout face à l'ennemi destructeur et tenir ferme sur le seul bon chemin, perduadée qu'un jour toutes ces ténèbres seraient transformées en lumière, la maladie en guérison, les dépendances en libération, l'esclavage en liberté.

Quel bonheur de voir mon mari, en 1993, passer par les eaux du baptême. La persévérance dans la prière portait ses fruits. Je nous voyais déjà prier ensemble, partir ensemble évangéliser etc etc. Mais il n'en fût rien.  Je restais encore et toujours le seul pion actif dans le « Moi et ma maison nous servirons l'Eternel ». Et aujourd'hui, qu'en est-il 45 ans après mon rêve ? A vue humaine ma réponse pourrait être : « Pas grand' chose ». Mais le 1/4 d'heure de réflexion que je me suis accordé avant de conclure me fais vous dire ceci : « Depuis deux ans mon mari est au ciel, dans la maison du Père. Dans ses papiers, dans ces écrits, dans ces notes j'ai découvert des richesses spirituelles dont j'étais loin d'imaginer l'existance (la discrétion était sa devise, l'exhubérence la mienne), mes enfants et mes petits enfants ont tous, à un moment ou à un autre, déjà témoigné de l'existence de Dieu sur la base de l'enseignement que je leur ai donné. Alors, même si cela n'a pas encore été bras dessus-bras dessous les 9 alignés en croisade, moi et ma famille nous avons déjà servi l'Eternel et, par la foi je me plais à proclamer : « Moi et ma famille nous servirons l'eternel ».

Il est fidèle, je veux Lui rester fidèle envers et contre tout, Il est le Dieu de victoire qui m'habite.